Le beurre de karité peut-être pressé de deux manières. Nous ne parlons pas des méthodes industrielles d’extraction par solvant, mais uniquement des méthodes d’obtention par pression mécanique.

Noix de karité
La méthode artisanale locale en Afrique consiste à pilé les noix. En rajoutant de l’eau on obtient une pâte homogène. Les femmes chauffent une grand chaudron d’eau chaude et la pâte est introduite dans l’eau chaude. En remuant régulièrement, l’huile se détache petit à petit et surnage. Les femmes écopent au fur et à mesure l’huile chaude.
On obtient ainsi un beurre brut, non raffiné. Son taux d’acidité dépend de la qualité de la matière première.

Presse à karité
La deuxième méthode consiste à utiliser une presse. Les noix de karité sont très dures et sont triturées dans des presses à vis sans fin.
Le beurre obtenu est séparé des tourteaux qui peuvent servir d’engrais naturel.
En sortie de presse le beurre est brut, comme le beurre artisanal
Il peut être vendu tel quel si son taux d’acidité n’est pas supérieur à 5%. Il est jaune, avec une odeur caractéristique. Il a conservé toutes ses fibres et donc toutes ses vitamines. C’est dans cet état qu’il est le plus efficace.
Les laboratoires demandent à ce qu’il soit raffiné. C’est aussi préférable pour des traitements de longue durée, le niveau d’acidité pouvant être irritable à la longue (traitement préventif contre les vergetures par exemple)
Dans ce cas, il subit une neutralisation consistant à une élimination des acides gras libres. La neutralisation se fait par introduction d’une solution de soude qui capture les acides gras libres en créant une pâte à savons.
Le beurre est ensuite filtré sur des presses avec l’aide de charbons actifs et de terres blanches.
Il est ensuite désodorisé avec un jet de vapeur chaude sous vide pour ne pas détériorer le produit.

Seaux de karité
Le beurre est ensuite emballé en cartons ou en seaux de 25 kg ou en fûts de 200 kg pour être dirigé vers les laboratoires de cosmétique et de pharmacie.
Un certain nombre d’opérations de contrôle se fait tant sur la matière première que sur le produit fini au fur et à mesure de la fabrication.
Certains laboratoires incluent le beurre de karité dans leur formulation. Les savonniers l’assemblent avec un oléagineux moussant comme l’huile de coprah ou l’huile de palmiste.

Produits cosmétiques
D’autres laboratoires l’utilisent et le commercialisent tel quel sous forme de karité brut ou de karité raffiné. Ses applications multiples pour les cheveux, le visage et corps, ses qualités hydratantes et anti-inflammatoires peuvent rester constamment disponibles dans sa forme pure et naturelle.